Extraits du site officiel de l'Association Mazel

Perchée un peu au-dessus du hameau de Falguières, la Maison natale d'Abraham Mazel domine le hameau. Le chef (prophète) camisard Abraham Mazel est né dans cette demeure le 5 septembre 1677. Cette vieille bâtisse d'architecture typique d'un habitat cévenol rural a appartenu à la famille d'Abraham Mazel depuis au moins 1548.

Les différentes parties de cette maison (base de tour, dépendances…) montrent qu'elle a été considérablement modifiée et adaptée aux familles qui l'ont successivement habitée. A l'intérieur de la maison on peut voir encore la trappe qui permettait, comme dans toutes les demeures cévenoles, de rapidement gagner la cave pour s'enfuir si cela était nécessaire. Les voûtes intactes de la cave ainsi que la fenêtre de laquelle Abraham Mazel sauta en décembre 1704 pour échapper aux soldats venus l'arrêter, sont les témoins de cet épisode camisard. A la suite de la mort de Mazel (Uzès 14 octobre 1710) et de son jugement (post mortem - 18 octobre 1710), la maison fut incendiée, entraînant la destruction de la partie haute (restaurée par la suite et maintenant la partie la plus ancienne de notre maison).

A partir de ce moment, les biens de la famille Mazel ayant "été confisqués", elle changea de propriétaire pour appartenir dès le début du XIX° siècle à la famille Salles originaire de Lozère et venue s'installer dans les Basses-Cévennes. En juin 1995 elle fut rachetée par l'Association Abraham Mazel qui en est aujourd'hui propriétaire et qui y développe un projet de restauration et de préservation des espèces naturelles anciennes et y installe un centre culturel dédié aux résistances.

Cette Maison et toutes les montagnes qui l'entourent sont vraiment les lieux de prédilection du chef camisard. C'est là qu'il a vécu jusqu'à son engagement dans la révolte camisarde, à la suite d'une "révélation" qu'il aura le dimanche 9 octobre 1701, au cours d'une assemblée clandestine. C'est là qu'il se retire soit par désir de mener une réflexion personnelle, soit pour chercher le réconfort à la suite de maladies. C'est là qu'on essaye de l'arrêter. C'est dans le château de Marouls, juste en face, qu'on le pourchasse (6 janvier 1705). C'est dans ces vallons qu'il s'oppose au capitaine Poul, (septembre 1702) ou qu'il cache ses troupes. C'est sur les monts environnants (Acam des Aigladines) qu'il donne rendez-vous aux autres chefs (Rolland, Cavalier -septembre 1702) ou que Jacques Savin le retrouve après son évasion de la Tour de Constance (24 juillet 1705).

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